La psychologie analytique est une théorie psychologique élaborée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung à partir de 1913. Créée au départ pour se différencier de la psychanalyse de Sigmund Freud, elle se propose de faire l'investigation de l'inconscient et de l'« âme », c'est-à-dire de la psyché individuelle.

La faisant reposer sur une conception objective de la psyché, Jung a établi sa théorie en développant des concepts clés tels que celui d'« inconscient collectif », d'« archétypes » ou de « synchronicité ». Elle se distingue par sa prise en compte des mythes et traditions, révélateurs de la psyché, de toutes les époques et de tous les continents, par le rêve comme élément central de communication avec l'inconscient et par l'existence d'instances psychiques autonomes comme l'Animus pour la femme ou l'Anima pour l'homme, la persona ou l'ombre, communs aux deux sexes.

Considérant que le psychisme d'un individu est constitué aussi bien d'éléments de la vie personnelle du sujet que de représentations faisant appel aux mythes et symboles universels, la psychothérapie liée à la psychologie analytique se structure autour du patient et vise au développement du « Soi », par la découverte de cette totalité psychique à travers la notion d'individuation.

Cette approche permet un élargissement considérable des outils et interprétations disponibles pour les psychothérapeutes dans leur travail d'analyse avec les personnes en souffrance ou se sentant perdues ou dépassées.